Busy little bee…

Il était une fois, l’histoire de Julie Baenzer aka Julie Ann Bee aka Jules…

En effet l’histoire de Melle Bee pourrait commencer comme ça. Comme celle d’une jeune musicienne de 25 ans, originaire de Sacramento qui joue de la guitare et s’enregistre sur son « lap-top » entre deux prise de son au studio « The Hangar« , au moment où John Baccigaluppi (propriétaire des lieux), l’entend…

Et c’est l’instant de grâce, il reconnait de suite le talent de Jules, s’en suit un tourbillon que la demoiselle n’espérait pas. A-t-elle des démos ? Non, pas même de chansons à vrai dire … Mais elle repart ce jour là avec la carte de John.

Après plusieurs jours, pourtant, elle revient au studio. En la laissant dans une des salles d’enregistrement, John B. ne pensait certainement pas que le soir venu elle aurait, en fait, enregistré les 5 chansons du premier EP de Sea of Bees. Il ne restait , donc, plus qu’à mixer « The Bee Eee Pee« .

S’en suit l’opus « Songs For The Ravens« … A mis chemin entre Cat Power et Coccorosie, le contenu plus rock/folk/indie est puissant en émotion, la voix de Jules est étonnamment forte et douce à la fois. La musique est narrative… Jules nous raconte des trucs, ces trucs à elle, et au final ça parle à tout le monde. Et sa voix, cette voix c’est celle qu’on a envie d’entendre, unique et pleine de petits riens.

On l’imagine bien allongée sur son lit, elle écrit ses chansons, ses petites histoires.. Et c’est la fraîcheur qui émane de son album, pas besoin que ce soit plus compliqué que ça.  Elle qui n’avait jamais écouté les Beatles ni même les Stones avant ce 20 ans ! C’est une vraie auto-didacte, car elle joue de tous les instruments.

Elle y met la passion de Sunny Dale Real Estate, la texture de voix et le côté alien de Björk ou Sigur Ros, et le simplicité accrocheuse qui a fait des Tom York.

Julie Ann Bee propose un album indispensable au calme et à la force intérieure, tout en finesse. Et le publique le lui rend bien, elle a entamé une tournée mondiale, USA, Italie, UK, Allemagne, Suisse, France… Sur scène elle veut faire passer un message : « Je vais extraire le meilleur de mon coeur pour vous » dit-elle. « Les gens doivent ressentir ma vulnérabilité parce que je crois que c’est juste moi. J’ai toujours voulu vivre quelque chose de rare, vous savez [...] je veux pouvoir le dire au publique ! Leur dire : « Hey ! Regardez ça ! vous savez quoi ? vous aussi ça peux vous arriver … » Et c’est cool ».

Merci Mademoiselle de tout d’enthousiasme en tout cas « Songs For The Ravens » est comme une sorte d’expérience musicale, où la chanteuse se livre à un monologue intérieur. Je retiendrai le très joli titre « Wizbot » qui illustre tout ça en même temps, la vidéo comprise puisqu’on y voit Julie sous tout ces angles d’artistes, en tout cas avec tous les instruments.

Voilà une petite abeille travailleuse qui mérite d’être la reine de sa ruche et de transformer ses Bzzzzzz en véritable Buzz.

Marika D.

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