C’est une caisse de résonance parallélépipède qui possède une plaque de frappe devant, appelée « tape harmonique » (tapa en espagnol), plus fine que les autres côtés.
Ceci permet une élasticité et une résonance propre au cajón.
Au dos, un trou d’environ 10 cm de diamètre permet la sortie du son (même effet qu’un évent de décompression d’une enceinte de sono).
Un timbre placé sous la plaque supérieure vibre lors de la frappe de l’instrument. Il permet de différencier les cajónes, tout en donnant au son cette ressemblance à la caisse claire de la batterie.
Il peut être constitué de cordes de guitare ou de basse, d’un timbre de caisse claire de batterie, de clochettes, ou de tout objet métallique pouvant vibrer.
Certains cajónes n’ont pas de timbre ; ce qui donne un son ressemblant davantage à celui des bongos.
Le haut de la surface de frappe du cajón, typique du flamenco, n’est pas fixé sur la partie supérieure, lui donnant ainsi un son claqué.
L’origine du cajòn
Le cajón est inventé au Pérou, par les esclaves Africains privés de leurs percussions traditionnelles, au XVIIIᵉ siècle.
Il fut très certainement, à ses débuts, une caisse destinée à la cueillette des fruits ou à la pêche des poissons ; les esclaves n’ayant pas accès à autre chose que des matériaux rustiques.
Le cajón actuel possède généralement un élément de plus, le timbre.
La tessiture du cajòn
La tessiture du cajòn est élevée, mais de hauteur indéfinie. Il est possible de jouer sur les côtés du cajòn, ce qui enrichit la tessiture.
L’utilisation du cajòn en musique
Le cajón se joue avec les pieds et les mains.
Une technique consiste à poser le pied sur la table de frappe de haut en bas pour modifier le son pendant que l’on joue avec les mains.
Il est également possible d’utiliser une pédale de grosse caisse, à condition d’adapter la fixation et de modérer sa force de frappe ; la plaque de frappe étant moins robuste qu’une peau de grosse caisse.
D’apparence rudimentaire, il offre de multiples combinaisons sonores s’adaptant à tous les genres musicaux, même s’il reste l’instrument phare des musiques latines (traditionnellement des musiques criollas de la côte péruvienne).